Certains adoptants (40% en 2004) par sécurité se tournent vers des œuvres, mais il faut savoir que celles-ci sélectionnent les couples postulants (dossiers, nouvelles enquêtes...).
Ceux qui ont peu de chance
d'être retenus ou qui optent pour une autre voie s'inscrivent dans une démarche inviduelle (60 % en 2004).
L’adoption par des œuvres est en augmentation, l’explication est simple: De plus en plus de pays font obligation de passer par des œuvres, et ont proscrit l’adoption individuelle car source d’abus et trafic en tout genres dans ces mêmes pays. La Colombie est toujours donnée en exemple pour sa clarté, son sérieux quand au respect des lois établies bilatéralement avec la France et ce bien avant les accords de La Haye, dont elle est signataire.
Pour adopter en Colombie en démarche individuelle, les postulants doivent s'adresser impérativement à l'Agence Française de l'Adoption.
La Colombie est un pays signataire de la Convention de La Haye (Convention sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale)
Après obtention de votre agrément, pour postuler à l’adoption en Colombie en démarche individuelle,
vous devez impérativement contacter l’Agence Française de l’Adoption (AFA) pour monter un dossier auprès de l’autorité centrale colombienne, l’Instituto Colombiano de Bienestar Familial.
L’ICBF traite les dossiers des postulants et fait les apparentements (Proposition d’établir une relation adoptive entre un enfant et une famille donnée. Ce n’est pas la décision d’adoption. Il se concrétise par l’identification d’une future famille adoptive spécifique pour un enfant donné.)
Chaque année, environ 300 enfants colombiens sont confiés à des familles françaises.
L’adoption prononcée en Colombie est une « Adoption plénière » ayant pour effet :
- Rupture des liens de filiation entre l’enfant et sa famille d’origine
-
Création d’un lien de filiation entre l’enfant et la famille adoptive
-
Irrévocabilité
-
L’enfant conserve sa nationalité d’origine. Il acquiert la nationalité française par la reconnaissance de l’adoption plénière en France. La double nationalité est reconnue par les autorités colombiennes.
Les frais à prévoir pour l’adoption d’un enfant sont d’environ 10 000 €.
Ces frais correspondent essentiellement aux frais de procédure, de transport, et de séjour sur place (5 à 7 semaines).
Qui peut adopter en Colombie ?
Les couples avec ou sans enfant ainsi que les célibataires
Article du 16 avril 2008 paru dans "El Cambio": Requiem pour un rêve
Le Bienestar Familiar, a sous sa protection 7.500 enfants de plus de 8 ans, que
personne ne veut adopter. ces enfants habitent pendant environ 9 ans dans les
centres.
"J'ai été abandonnée quand j’étais petite. Quand j'aurai la majorité, je serai
abandonnée une fois de plus, je devrai partir d'ici" dit Julia une fille âge de 17 ans, qui vit
depuis 7 ans, dans un foyer de protection d'une institution autorisée par l'ICBF
les causes de non-adoption de ces enfants sont des
mythes des croyances sans fondement (la difficulté d’adaptation, les désordres psychologiques, les petites manies, qu’ ont des enfant
déjà abîmes pour la vie et la difficulté de vivre avec eux.) qui ont eu comme conséquence que
beaucoup d’enfants passent leur adolescence dans les centres en attendant une
famille.
Sur 10 enfants colombiens adoptés de plu s de 8 ans, 9 sont adoptés
par des familles étrangères.
Nouvelles règles posées par l’ICBF sur les demandes de complément
Des modifications sont intervenues concernant les délais de réponse aux demandes de complément du dossier complet faites par l’ICBF. Consultez le lien AFA.
Nouvelles règles relatives à l’actualisation des évaluations psychologique et sociale
L’Instituto Colombiano de Bienestar familiar (ICBF) a posé de nouvelles exigences relatives aux évaluations psychologique et sociale. Consultez le lien AFA.
Les modèles des compléments d’enquête psychologique et sociale
Consultez les traductions des annexes 1 et 2 de la résolution de l’ICBF N°002310 de septembre 2007 relatives aux modèles de rapport d’enquête psychologique et sociale attendus par l’ICBF. Voir le document
Modification du nombre de rapports de suivi post-adoption
L’Instituto Colombiano de Bienestar Familiar (ICBF) a modifié ses exigences en matière de suivi post-adoption. Consultez le lien AFA.
Les hommes célibataires peuvent adopter en Colombie: information confirmée.
Une information confirmée que les hommes seuls sont acceptés en Colombie. Actuellement 3 Français sont sur liste d’attente à l’ICBF. La Colombie est un des rares pays à accepter les célibataires femmes ET hommes. Je précise bien homme ou femme célibataire, vivant seul(e) après divorce, concubinage,ou tout simplement célibataire endurci(e) . Voir la Foire aux Questions
Les statistiques de l'adoption en Colombie et en France
En Colombie
L'ambassade de Colombie nous a transmis un courrier de l'ICBF concernant le nombre
d'assignations qui ont été faites aux familles françaises et la totalité des enfants et adolescents assignés aux familles
colombiennes et étrangères sur les années 2006 et 2007
Pendant l'année 2007, un total de 88 enfants avec des caractéristiques et
besoins spéciaux ont été attribués aux familles françaises.
Combien il y a t’il de pupilles de l’Etat en France ?
Fin 2003 on comptait 2882 pupilles de l’Etat alors qu’il y en avait 5377 en 1993. Le nombre d’adoption de ces pupilles est assez stable depuis 10 ans soit fin 2003 : 1029
Pourquoi reste-t’il autant d’enfants non adoptés ?
On observe le même phénomène que dans l’adoption internationale, ce sont les enfants les plus jeunes qui sont adoptés.
Si l’on prend la tranche d’âge de 0 à 2 ans, pour l’ensemble des départements cela représente 707 enfants sur les 851 de cette tranche d’âge.
Au delà de 6 ans ce sont seulement 168 enfants sur 1772 de cette tranche d’âge qui sont adoptés !
La tendance générale des services de l’enfance est de conserver le plus possible les liens avec la famille biologique quand elle existe et cela peut retarder l’entrée dans le statut de pupille de l’Etat de nombreux enfants. Ces enfants ne correspondent plus à la demande des familles en demande d’adoption.
Quels sont les pupilles qui ne sont pas adoptables ?
Fin 2003 ces sont 2028 pupilles pour lesquels il n’y a pas eu de projet d’adoption.
Les motifs sont très variables :
33% état de santé ou handicap
22% bonne insertion dans la famille d’accueil
13% appartenance à une fratrie
9% âge
8% maintien des liens familiaux
3% échec d’adoption
12% autres motifs
En France, " Qui sont les adoptés, qui sont les adoptants?"
L’adoption en France: qui sont les adoptés, qui sont les adoptants? par Juliette Halifax et Catherine Villeneuve-Gokalp
Les personnes souhaitant adopter un enfant sont de plus en plus nombreuses en France, alors qu’à l’inverse, le nombre d’enfants adoptables nés en France diminue, la plupart des naissances étant aujourd’hui désirées. Beaucoup de familles candidates se tournent désormais vers l’adoption internationale.
D’où viennent les enfants adoptés, et qui sont-ils? Qui sont de leur côté les candidats à l’adoption? Une enquête inédite de l’Ined (Institut national d'études d émographiques) éclaire la question et permet notamment de comprendre pourquoi l’adoption est plus fréquente parmi les catégories sociales favorisées.
1797: Introduction de l'adoption dans la Constitution
1804: Le code civil donne un cadre à l'adoption. "Les personnes doivent être âgées de plus de 50 ans, ne pas avoir ni enfant ni descendants légitimes... elles doivent avoir au moins 15 ans de différence d'âge avec l'adopté..."l
1923: La loi autorise l'adoption des mineurs. Cet assouplissement des règles visent à faciliter l'adoption d'orphelins, nombreux après la 1ere guerre mondiale.
1939: Le régime de l'adoption est radialement modifié. Il institue la légitimation adoptive, c'est-à-dire qu'un enfant adopté de moins de 5 ans, abandonné ou né de parents inconnus, dispose de la qualité d'enfant légitime.
1966: La légitimation adoptive est remplacé par l'adoption plénière. Irrévocable, celle-ci assimile l'enfant adopté à un enfant légitime.
1976: L'âge requis pour l'adoption est abaissé à 30 ans.
1993: Signature de la Convention de La Haye renforçant la protection des enfants en matière d'adoption internationale (ratification de la France en 1995).
2002: La loi permet l'accàs aux origines personnelles des personnes adoptées et des pupilles de l'Etat. Elle protège également les femmes ayant accouché dans le secret.